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  • : François BILLOT Ecrivain Président de Financière Saint-Louis Œuvre de l’Hospitalité Fédération Banque-Finance-Assurance UMP

Mon dernier livre :



Disponible en librairie depuis le 17 janvier

Aux éditions
François Xavier de Guibert


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Vendredi 8 février 2008

 

 

 

Chers amis,


J'ai choisi de différer la sortie de l'ouvrage que je prépare sur les solutions à apporter au déclin de la France pour vous parler d'un sujet tout aussi préoccupant, l'exercice de la liberté d'opinion en France.


Récemment, la loi portant création d'une Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (la fameuse "HALDE") est venue modifier l'exercice de notre liberté d'expression en incriminant les opinions qui ne vont pas dans le bon sens...

 
Il m'a paru urgent de vous faire partager l'expérience du premier homme à avoir été condamné sur le fondement de cette loi liberticide.


Bonne lecture...



François Billot

 PS: vous pouvez me joindre sur mon adresse email: fr.billot2@orange.fr



par François Billot
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Vendredi 8 février 2008



Chers amis,


Voici les dernières nouvelles dont nous tenions à vous faire part.


Mon livre est désormais disponible en librairie depuis le 17 janvier. Le cas échéant, vous pouvez aussi le commander directement sur internet en cliquant sur les liens suivant :
Amazon , Alapage , Fnac , Ethos diffusion . Il vous sera ainsi livré très rapidement dans votre boîte aux lettres.


Depuis la sortie du livre, nous avons eu la chance de rencontrer, dans le cadre d'échanges productifs et sympathiques, de nombreux journalistes. Un certain nombre d'articles de journaux (Figaro Magazine, La Voix du Nord, Nord Eclair, Famille Chrétienne...), ainsi que des interviews radiophoniques ont parlé du livre et continueront d'en parler,  quelque soit leur opinion sur le fond de l'affaire. L'objectif du livre est donc d'ores et déjà rempli !


Par ailleurs, j'ai été frappé de voir à quel point ce livre soulève de débats, tant sur l'affaire Vanneste elle-même que sur l'exercice de la liberté d'opinion en général. Certains partis politiques, les milieux culturels, médiatiques, et associatifs ne sont pas restés insensibles aux questions que pose la loi sur la Halde, et sur les dangers des restrictions qu'elle apporte à notre liberté d'opinion et d'expression.


Laisserons-nous l'Etat nous déposséder de notre bien le plus cher ?


Enfin, je tenais à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, m'ont manifesté leur soutien, et sont venus enrichir le débat par leur intervention.


A très bientôt,


François Billot



par François Billot
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Vendredi 8 février 2008



L'affaire Vanneste, La mise à mort de la liberté d'opinion
est édité chez François Xavier de Guibert, et sortira en librairie le vendredi 18 janvier.


Vous pourrez également le commander sur Amazon.fr, Alapage.com


17/01/2008 - lancement public du livre par une intervention de François Billot au cours d'une manifestation politique organisée le 17 janvier dans la région de Lille.


18/01/2008 - Sortie en librairie du livre L'affaire Vanneste, la mise à mort de la liberté d'opinion




par François Billot
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Vendredi 8 février 2008

 

 

 

Il y a trois ans, notre Parlement adoptait une loi portant création d’une Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, dite HALDE. Ce texte modifie la loi de 1881 sur la liberté de la presse, en y introduisant des sanctions pénales à l’égard de ceux qui incitent à la haine, à la violence ou à la discrimination, notamment à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personne en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Il en est de même pour l’injure et la diffamation.


François Billot, écrivain (Le Choix du Déclin, 2007, Ed. F.X. de Guibert) et président de la Fédération Banque-Finance-Assurance de l'UMP, dresse un constat sévère sur les conditions dans lesquelles à été voté cette loi du 30 décembre 2004, et sur les conséquences tragiques qu'un tel dispositif peut avoir sur la liberté d'opinion et d'expression.


Lors de la discussion préalable à l’adoption du texte, plusieurs voix se sont élevées contre son caractère particulièrement liberticide. Des institutions aussi prestigieuses que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, ou la Fédération Nationale de la Presse Française, ont été jusqu'à demander le retrait pur et simple du projet, qui portait atteinte à l’égalité des droits en protégeant une catégorie de personne au profit d’une autre (argument basé sur jurisprudence constate de la Cour Européenne des Droits de l'Homme).


C'est dans ce contexte que Christian Vanneste, député du Nord et professeur agrégé de philosophie, a fait entendre son opposition à cette loi, qui identifie un groupe de personne simplement caractérisé par l’orientation sexuelle de ses membres, et qui ferait de ce fait l’objet d’une protection particulière. Mal lui en prit.


L’indigence du rapport parlementaire, insuffisamment documenté sur un sujet aussi fondamental, ainsi que la vigueur de la répression prévue par la nouvelle loi, n’ont pourtant pas empêché les parlementaires d’adopter un texte explicitement anticonstitutionnel et portant atteinte à la liberté d’opinion…


Après s’être expliqué sur son opinion devant la presse et devant quelques associations issues de la communauté homosexuelle, et ce en dehors de l’enceinte protectrice de l’Assemblée Nationale, Christian Vanneste s’est vu dans le même temps : mis au ban de son parti politique, jusqu'au refus de son investiture aux législatives de  2007, et condamné par le Tribunal Correctionnel de Lille pour « s’être rendu coupable d’injures à l’égard de personnes homosexuelles », condamnation reprise par la Cour d’Appel de Douai le 25 janvier 2007.


Trois volets de l'affaire sont amplement développés par l’auteur : politique, judiciaire et médiatique.


François Billot, en illustrant son propos par l’affaire Vanneste, entend en réalité mobiliser, contre la mise à mort de la liberté d'opinion et d'expression, les français en général et les mondes politiques, judiciaires et médiatiques en particulier, garants d'une telle liberté. A titre d'illustration, émettre une opinion sur le comportement de certaines personnes peut aboutir aujourd'hui à des sanctions pénales, d'autant plus choquantes qu'elles sont disproportionnées.


En dehors des différentes prises de position des médias sur le fond de l’affaire, ceux-ci apparaissent en première ligne comme les potentielles victimes d’un dispositif visant à museler la liberté d’opinion. L’affaire Vanneste en atteste.



par François Billot
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Vendredi 8 février 2008

 

 

 

PREFACE


Par Jean-Yves Le Borgne

 

Avocat au barreau de Paris

Président de l’Association des Avocats Pénalistes

 

 

Une vie d’avocat est faite d’analyses divergentes, de points de vue inconciliables, de dialectiques, de polémiques, de combats oratoires. Nous ne sommes pas de ceux que la pensée de l’autre choque ou surprend ; notre quotidienneté s’écoule au rythme familier de la contradiction. Rien ne nous est plus étranger qu’un monde tranquille jalonné de valeurs communes baignant dans un consensus universel. Plus encore, l’unanimité nous paraît naturellement suspecte, fruit d’une contrainte, d’un renoncement ou d’une plongée dans la léthargie. Nous sommes toutefois des guerriers raisonnables, habitués à l’arbitrage des juges dont il serait absurde de dire qu’il nous est toujours favorable. Nous sommes entraînés à la défaite et notre tradition humaniste nous conduit souvent à penser, quand le temps de l’affrontement est passé, que nous n’avions pas forcément raison. Au delà de cette sagesse, la vie fait son œuvre en rejetant dans l’oubli les débats clos et les affaires jugées : il faut se rendre disponible pour une autre cause. Pourtant, certains dossiers s’incrustent dans une sorte d’éternel présent, souvenir lancinant qu’on ne parvient pas à écarter, mémoire mêlée de remords ou, à tout le moins, de questionnement sur soi. Défendre un homme ou l’idée qu’il porte suppose implicitement qu’on soit capable de lancer dans la bataille tous les arguments utiles pour faire parvenir ses droits. Comment savoir, quand survient l’échec, si la cause était perdue d’avance ou si l’insuffisance du défenseur n’a pas permis que triomphe l’équité ? Ces dossiers sont heureusement peu nombreux ; ce sont ceux auxquels on croit avec force et dont on ne parvient pas à admettre – si puissante soit la révérence qu’on nourrice pour les décisions de justice – qu’ils aient été vraiment compris et jugés comme il convenait.

 

L’affaire du député Christian Vanneste s’inscrit parmi celle qui me hantent et actualise la douloureuse angoisse d’avoir failli. Car, si j’avais su trouver les mots, aurait-on pu ne pas m’entendre ?

 

On reprochait au parlementaire d’avoir redit à la presse ce qu’il avait déjà déclaré dans l’hémicycle, lorsque la loi sanctionnant les propos homophobes y était soumise à libre discussion. Sous le prétexte que ses arguments n’avaient pas été retenus, devait-il baisser pavillon, renier ses analyses et ses points de vue ? Peut-on admettre qu’il existe des textes qui musèlent l’élu du peuple, réduisent au silence le moraliste et fasse du philosophe un délinquant ?

 

Il n’y a pas de progrès possible de la pensée si l’on ne s’aventure dans les voies de traverse, si l’on ne s’efforce de remonter le courant des opinions dominantes, si l’on ne rompt avec cette sorte de religion imposée de la « bien-pensance ». Mais voila qu’un épais brouillard s’abat sur nous et que la pensée devient coupable ; cette seule hypothèse m’est insupportable. J’admets qu’il y ait des prises de position choquantes, des thèses inadmissibles, des mots qui font frémir. Mais une idée, si scandaleuse ou provocatrice qu’elle soit, peut elle se confondre avec un délit ? Est-il légitime que nous soyons si sûrs de nos options que, angoissées devant les idées et les mots qui en fragiliseraient l’édifice, nous érigions en faute pénale tout mouvement intellectuel non conforme ? Quel étrange paradoxe : pour éviter aux homosexuels d’être victime de ségrégation sociale, pour installer une société plus juste, plus égalitaire, plus raffinée, plus tolérante, on met en marge de la loi ceux que la normalité proclamée trouble et inquiète et qui ont la faiblesse – ou le courage – de le dire.

 

Qu’on me comprenne bien et qu’on ne caricature pas mon propos : en défendant Christian Vanneste, je n’ai jamais eu l’intention – ni l’impression – de mêler ma voix au concert haineux et réactionnaire des discours psychorigides et pontifiants qui veulent enfermer l’être humain dans un comportement déterminé. L’homosexualité n’attire ni ma colère, ni mon indignation. C’est à mes yeux un acte comme un autre de la liberté de chacun. Mais, l’ouverture d’esprit suppose-t-elle l’abolition de toute préférence ? Faut-il démontrer qu’on respecte la liberté d’autrui en se murant dans la vision niaise et passive qui condamne au constat des choses dont on s’interdit désormais de ne jamais rien penser ? N’y a-t-il de bons citoyens qu’anesthésiés ou léthargiques et va-t-on préférer qui dort à un penseur qui dérange ? Si le modèle social univoque et impératif est une atteinte à la liberté et à la dignité individuelle, si la différence de l’autre doit être perçue, selon le mot célèbre, comme un enrichissement et non comme une agression, sera-ce au prix d’une veulerie de l’intellect, pompeusement baptisée « pensée unique » ?

 

J’approuve que les homosexuels ne soient ni insultés, ni maltraités d’aucune façon, mais est-il légitime qu’ils jouissent d’une protection légale dont les autres ne bénéficient pas ? Au nom de quoi tout jugement sur le mode de vie devrait être interdit, alors que d’autres catégories sociales – pour autant que les homosexuels en constituent une à part entière – peuvent être soumis à des jugements sévères ? Poursuivra-t-on celui qui affirme que le scientifique qui sert l’humanité est supérieur à l’homme politique qui recherche le pouvoir ? Un tel jugement est au demeurant parfaitement contestable, comme l’est celui de Christian Vanneste affirmant que l’homosexualité est moralement inférieure à l’hétérosexualité. Mais, tout jugement moral est l’expression d’une préférence qui ordonne et hiérarchise non pas les hommes, mais les choix qu’ils font. J’entends bien que les homosexuels veulent faire admettre que leur orientation sexuelle résulte d’un état et qu’ils doivent être protégés à raison de ce qu’ils sont et non d’un choix qu’ils n’ont pas eu à faire car il s’est imposé. Mais est-il exact qu’un comportement sexuel détermine un état ? Est-ce opinion excessive de soi que de se prétendre plus que ce que l’on est sexuellement ? Admettons qu’on puisse avoir tort de poser que la nature s’exprime dans le rapprochement des sexes différents. Alors, discutons de l’idée de nature, débattons du déterminisme des comportements ou de l’absolue liberté des sujets ! Quand le Code Pénal s’insinue dans de telles controverses, la liberté de penser et d’expression vacille. Sous prétexte que les forums sont rares, que les occasions de débat font défaut où s’ouvriraient des échanges dignes et respectables, on interdit toute polémique et on érige en faute pénale la thèse qui dérange.

 

Que l’on veuille bâillonner ceux qui appellent au meurtre ou à la simple violence, que l’on ait un souci aigu et sourcilleux de l’ordre public et de la sécurité de tous, qui pourrait s’en plaindre ? Mais quand il hiérarchise homosexualité et hétérosexualité, Christian Vanneste est-il un incendiaire social, un fauteur de troubles, appelle-t-il à la croisade ou réfléchit-il paisiblement et à voix haute, lui qui est philosophe ? Il existe, il est vrai, des niveaux plus préoccupants et plus élémentaires où s’exprime l’opposition à l’homosexualité. Il arrive qu’un couple d’homosexuels soit sauvagement agressé sur la voie publique. Mais faut-il tout confondre pour mieux tout interdire ? Etait-il coupable de racisme ou de xénophobie ce Premier Ministre socialiste qui affirmait que la France ne pouvait accueillir tout le malheur du monde et qu’il fallait en conséquence limiter l’immigration ? Font-ils injure aux homosexuels ceux qui aujourd’hui s’opposent au mariage en êtres du même sexe, posant implicitement qu’ils considère qu’il y a une hiérarchie sociale ou morale entre les couples homosexuels et hétérosexuels ? La question n’est pas de savoir s’ils ont tort ou raison, mais s’il faut les laisser dire ou les menacer, s’ils ne se taisent, des foudres de la loi. Disent-ils autre chose que Christian Vannneste ? Ne font-ils pas, comme lui, référence à une échelle de valeurs - peut être contestable, mais là n’est pas la question – qui place l’hétérosexualité au sommet de leur classification axiologique ?

 

Il faut être moderne, soit. Je veux bien concéder que cette objurgation appelle souvent à une dynamique de progrès. L’incarcération d’Oscar Wilde appartient – Dieu merci ! – à un autre âge non exempt de barbarie ; je ne suis pas loin de penser que, par un étrange balancier de l’histoire, la condamnation de Christian Vanneste relève de la même intolérance.

 

A force de dire par la loi où est la vérité, ceux qui espéraient pouvoir la découvrir par un effort intellectuel se sentiront non seulement dispensés, mais encore mal venus à poursuivre leur chemin. En bannissant les mots, on croit à tort éteindre les pensées. La perspective d’un peuple sous barbituriques n’est qu’une illusion de paix et de concorde. La cohorte de ceux qui ploient aujourd’hui sous les lois mémorielles et porteuse d’une image définitive de l’histoire, risque de s’habituer à ce qu’on lui montre où est le vrai. Les penseurs et les philosophes sont accoutumés à dire non. N’en éteignons pas la race, car ce sont eux qui demain sauront, s’il le faut, s’élever contre un pouvoir injuste ou un embrigadement totalitaire. Les bonnes intentions n’exonèrent pas ceux qui maltraitent la liberté au nom du respect de l’individu qu’ainsi on mutile. Lorsque l’évolution est trop lente, lorsque l’appréciation des comportements – sexuel par exemple – soulève les réprobations, il est temps d’expliquer et urgent de convaincre, sans pour autant interdire dans l’agacement et l’impatience.

 

Rien ni personne, ne mérite qu’on préfère l’ordre aux débats et le silence à la cacophonie de la contradiction que seul l’intolérant prend pour une dissonance.

Jean-Yves Le Borgne 

 

par François Billot
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Vendredi 8 février 2008

 

 

 

« L’affaire Vanneste est une affaire d’État. Elle peut être qualifiée ainsi dans la mesure où elle atteint en profondeur les piliers sur lesquels repose la vie nationale.
 

Elle n’intéresse pourtant que peu de monde : l’ébranlement de la société qu’elle génère se produit dans l’inconscience à peu près générale des citoyens et de leurs élites. Ce qui est inquiétant pour l’avenir de notre pays.
 

La France se veut être un pays de liberté. Sur ce registre, l’apparence est flatteuse, notamment concernant la liberté d’opinion et d’expression. En ce début du XXIe siècle, il semble possible de penser à peu près ce que l’on veut, et d’exprimer cette pensée à peu près comme on le veut. Comme à la Samaritaine, il semble que l’on puisse trouver tout type d’expression au sein des vecteurs d’opinons les plus influents, comme par exemple à la télévision, à la radio, dans les productions littéraires, cinématographiques ou théâtrales, et, bien sûr, au sein de l’Education Nationale. 
 

À y regarder de plus près, est-ce vraiment la réalité française ? L’on peut, en toute objectivité, se poser la question. À titre d’exemple, se faire inviter à la télévision, dans une émission grand public, lorsque l’on est à contre-courant de l’ambiance du temps, relève de l’exploit. Et si l’invitation a tout-de-même eu lieu, la probabilité est grande que celle-ci soit un piège : la meute des opposants sera féroce, largement guidée ou téléguidée par les animateurs de l’émission. Tant pis pour la liberté d’opinion et d’expression.  


Il en est de même pour l’Education Nationale. Une analyse approfondie de la façon dont sont enseignées certaines matières montre d’abondance qu’une telle liberté n’est pas, à l’intérieur de cette institution, la chose la mieux partagée.
 

Il apparaît pourtant que la France des années 2000 n’est tout de même pas l’Union soviétique du XXe siècle : cahin caha, il semble à peu près possible de s’exprimer relativement librement.
 

C’est ici que fait irruption l’affaire Vanneste : celle-ci modifie fondamentalement le principe fondateur qu’est la liberté d’opinion et d’expression. En cela, elle est une affaire d’une extrême gravité, dont la société tout entière doit impérativement prendre conscience. Tel est l’objectif de ce livre : puisse-t-il contribuer à ouvrir ou enrichir un débat dont les conclusions permettront de savoir avec quel degré de liberté réelle la France s’inscrira dans le XXIe siècle ». 



par François Billot
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Vendredi 8 février 2008

 

 

TABLE DES MATIERES
 
 
Préface
 
Introduction
 
PREMIERE PARTIE : L'ESPRIT DES LOIS
 
I.Une ténébreuse affaire
 
La France sous le choc
Une enquête rondement menée
La montée des pressions
De la lumière à l'ombre
De l'ombre à la pénombre
De la pénombre à la nuit noire
 
II. Jacques Chirac en majesté
 
Jacques Chirac et la compassion
Une minorité turbulente : la communauté homosexuelle
jacques Chirac et l'affaire Nouchet
Vers la création de la Halde
 
III. Le Parlement manoeuvré
 
La tentative de 2003
La création de la Halde
Analyse succincte du rapport parlementaire
Le réveil de la presse de gauche
Les mises en garde de la presse de droite
 
IV. Christian Vanneste
 
Christian Vanneste et la communauté homosexuelle
L'alerte de 2003
2004, l'année fatale
 
DEUXIEME PARTIE : LE NOEUD DE VIPERES
 
V. Le volet parlementaire de l'affaire
 
L'intervention du député
L'analyse de l'intervention du député
 
VI. Le volet politique de l'affaire
 
La position première de Nicolas Sarkozy
Le projet de déplacement de Nicolas Sarkozy
Le mercredi 26 janvier 2005
Le jeudi 27 janvier
Le vendredi 28 janvier
Le samedi 29 janvier
 
VII. Le volet médiatique de l'affaire
 
L'interview consentie à la Voix du Nord
Le journal télévisé de France 2
Nicolas Sarkozy sur France 3
Le déchaînement médiatique
Sus au député
 
TROISIEME PARTIE : CRIME ET CHATIMENT
 
VIII. Un crime, mais lequel ?
 
Qu'est ce que la liberté d'opinion et d'expression ?
Le délit d'opinion peut-il être justifié ?
La loi du 30 décembre 2004 et la Constitution
La Halde et l'Europe
Une confusion française
La position morale du député
 
IX. Le procès en première instance
 
Que reproche-t-on à Christian Vanneste ?
La vie continue
La préparation du procès
L'audience du 13 décembre 2005
Le jugement du 24 janvier 2006
 
X. Du premier jugement à l'appel
 
La déferlante médiatique
L'amplification des manifestations de soutien
Tentative de modification de la loi sur la Halde
 
XI. Le procès en appel
 
Les grands témoins des parties en présence
La défense de Christian Vanneste
l'audience et le jugement en appel
 
QUATRIEME PARTIE : POUR QUI SONNE LE GLAS ?
 
Introduction
 
XII. Les réactions au jugement en appel
 
La réaction des instances dirigeantes de l'UMP
Les réactions des forces vives de l'UMP
 
XIII. les élections du printemps 2007
 
L'affiliation au Centre National des Indépendants
Le grand capharnaum idéologique
La campagne des législatives
Le résultat des élections
 
XIV. la période post-électorale
 
Les portes s'ouvrent
La venue de François Fillon
Une photo surprenante
 
XV. En attendant la Cour de cassation
 
Les évolutions possibles de l'affaire
Quel avenir judiciaire pour l'affaire
Quel avenir médiatique pour l'affaire
L'affaire Vanneste et les valeurs morales 
 
Conclusion 



par François Billot
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Vendredi 1 février 2008
Essai
par François Billot
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